| Yazar | : | Edip Ayel |
| Yayın Tarihi | : | 1940 |
| Dil | : | Türkçe |
| Sayfa Sayısı | : | 40 |
| Ölçü | : | 12 x 16,5 cm |
| Yayınevi | : | Librairie Hachette |
Qui, en lisant, ces vers, s'il ne connaissait la signature, ne les attribuerait à un baudelairien français? Qui soupçonnerait que ces vers aisés tombent de la plume d'un Turc? Cette maîtrise de la langue française, dans son génie, est un des traits les plus marquants de M. EDIP AYEL. Il faudrait le rattacher comme Moréas, comme Guillaume Apollinaire, comme Anna de Noailles et tant d'autres, aux poètes français auxquels il appartient par le style et l'inspiration aussi bien que par le sens inné, qu'il a de la sensibilité chrétienne. Auguste Rieux, docteur es lettres, qui a préfacé la première partie de ces sonnets; parus sous le titre de "Sagesse », dit de lui: "Il est difficile de trouver des sonnets aussi désespérément élégiaques et aussi profondément humains dans la littérature française". "Le professeur Camille Bergeaud n'a pas hésité à lui écrire: " En lisant tel de ces sonnets, "Feinte", j'ai souri au plus beau de nos poètes, à Ronsard." M. Patrice Buet a placé M. AYEL en tête de son anthologie "Poèmes français de poètes étrangers" publiée à Paris en 1938. Il est inadmissible que des poètes de la catégorie de M. EDIP AYEL restent inconnus. Plus que jamais dans le matérialisme écrasant de certaines idéologies le monde a besoin de visionnaires et surtout de poètes.