| Yazar | : | Ahmed Riza |
| İsbn | : | 9751706521 |
| Yayın Tarihi | : | 1990 |
| Dil | : | Türkçe |
| Sayfa Sayısı | : | 206 |
| Ölçü | : | 16 x 23,5 cm |
| Yayınevi | : | Ministre de la Culture |
| Bahsi Geçen | : | Ahmet Rıza |
Le titre que je donne à cet ouvrage n'est pas tout à fait juste, car la politique de l'Europe à l'égard de La Turquie n'a jamais été subordonnée à la morale. Le succès était le seul but, la force seule créait le droit.
De tout temps, l'intérêt religieux et l'intérêt matériel ont été les mobiles essentiels de cette politique. Ces deux intérêts s'accordaient et agissaient souvent ensemble: l'un appuyait l'autre.
A l'époque des Croisades, l'Europe, malgré sa barbarie, était relativement plus morale que l'Europe officielle d'aujourd'hui. Elle combattait pour le triomphe de la Croix sur le Croissant et marchait en ennemie déclarée contre un ennemi loyal.
La fourberie et la mauvaise foi existaient, mais n'étaient pas exclusivement à la base d'une opération militaire. Les visées mercantiles et le désir de conquêtes se dissimulaient parfois sous des apparences pieuses et désintéressés, mais la plupart des chevaliers témoignaient, surtout à partir du XIIe siècle, d'une noble élévation de caractère et un certain dédain de l'intérêt prive.
Le mobile religieux a cessé d'être, du moins ouvertement, le grand animateur politique de l'Occident; l'intérêt matériel prédomine aujourd'hui, s'identifie avec la tendance à acquérir des territoires ou de fructueuses concessions. L'Eglise ou Le Pape ne dirigent plus les hommes d'Etat ; c'est Plutus, dieu des richesses, qui fait déclarer les projets d'affaires et même la guerre…