L'Histoire et L'Organisation des Musées Turcs

Yazar : Prof. Remzi Oğuz Arık
Yayın Tarihi : 1953
Dil : Türkçe
Sayfa Sayısı : 56
Ölçü : 16,5 x 23,5 cm
Yayınevi : Milli Eğitim Bakanlığı

Nous ne savons pas encore exactement le motif qui détermina un grand maitre de l'artillerie d'Abd·ül·Medjid I er, Fethi Ahmet Paşa, et réunir, en 1846-47, dans Ste. lrene, le premier noyau de nos musées. Mais ce fut, en tout point, un signe de départ. Nous entrevoyons maintenant que cette poignée d'hommes politiques, appelées paşa, bey ou efendi, portaient dans leur âme l'idée de réformation culturelle. L'établissement du Lycée de Galatasaray coïncide avec cette période, et ce fut un des professeurs de ce Lycée, Monsieur Goold, qui dirigea notre premier musée de 1869 à 1871. Le nom de Terenzio, mi-peintre, mi-agent de paquebots autrichiens, pourrait être passe sous silence; mais son passage caractérise cette période de nos musées: tandis que nous nous attristons sur les initiatives fâcheuses de l'ambassadeur autrichien qui assurèrent la succession de Terenzio et Goold, notre attention à musée se fixe sur une lettre vindicative de Schliemann où il assène à Goold des accusations sévères, sans aucun égard pour la dignité de l'état dont ce demi er dépendait en ce moment. La vie, pour ainsi dire, rudimentaire des antiquités, groupées à Harbiye - Ambarı (Ste. Irene), prend une autre direction, sous Ahmet Vefik Paşa. Ce connaisseur et traducteur exemplaire de Molière fut nommé Ministre de l'Instructıon Publique et rétablit le poste supprime sous le grand vizirat de Mahmut Nedim. Il désigna le Dr. Dethier comme directeur du Musée. Figure modeste et sans éclat, le Dr. Dethier marque sa carrière non point par des activités scientifiques, mais par trois évènements. L'un fut le transfert de nos antiquités et Çinili- Köşk, que Suphi Paşa, sous son ministère de l'Instruction Publique, permit de réaliser. Le second, fut la conception d'un projet d'agrandir ce petit musée, y joindre une école archéologique et nommer cet - ensemble, "Izziddeniye". Le troisième de ces évènements fut, vers 1875, la promulgation de notre premier règlement,
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